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Bocal à c.. (suite), libérez les, libérez-vous

13 Sep 2013
Diversité

Parfois, c’est pas de bol, nous ne disposons pas des bocaux adéquats pour y ranger nos abrutis personnels.

Pas assez grands, pas assez nombreux, nos bocaux à C..habituels ne correspondent pas aux dimensions rabelaisiennes de la connerie qui nous entoure…

Seuil de tolérance un peu bas ?

Avant de s’insurger contre un monde vraiment, vraiment mal fait, il est peut-être temps de vérifier si notre système d’évaluation de la pénibilité d’autrui ne présenterait pas quelques défaillances…. Commençons par observer ce qui se passe quand les abrutis autour de nous sont étonnamment nombreux.

Quel ennui : il y a tellement de cons autour de vous que vous n’avez plus assez de pots dans lesquels les enfermer. Votre cave déborde, votre laboratoire à con tourne en surrégime faute de personnel suffisant pour traiter le flux.

Il est peut-être temps de vous questionner sur votre seuil de tolérance à la connerie…

Avoir une armoire à bocaux, c’est bien normal. C’est même utile, lorsqu’on y range des bocaux à con, puisqu’elle permet l’expérimentation de ses compétences relationnelles, à mesure de leur acquisition.

Parfois elle croule un peu sous les pots, parfois elle est presque vide, en fonction des événements, de l’état d’esprit, des périodes fastes et des coups de mou et des fluctuations de l’estime et de la confiance en soi qui vont avec. Cependant, elle ne se remplit pas particulièrement plus vite qu’elle ne se vide. Jusque-là, tout va bien.

Mais parfois, ce n’est plus une armoire remplie de bocaux à c.., ce n’est même plus une cave, c’est un entrepôt, une collection d’entrepôts, une usine de production de bocaux qui fait les 3/8, une mégalopole d’entrepôts à bocaux !

Débordement temporaire et déstockage naturel

Si c’est temporaire et inhabituel, il est probable qu’une situation précise vous ait conduit au bord de la crise de nerfs relationnelle, et que les moindres manquements de vos contemporains prennent des proportions dantesques parce que vous êtes à fleur de peau (je me retiens de faire un jeu de mots facile, là ). Pas de quoi s’inquiéter, il suffit certainement : 

  • Soit d’attendre que ça se tasse, que la situation soit derrière vous, parce qu’elle est à la fois l’origine du problème et en cours de résolution
  • Soit de mettre en œuvre un poil de lecture émotionnelle pour comprendre et traiter l’origine du débordement, c’est-à-dire le(s) besoin(s) à combler qui se sont exprimés de cette manière. Et éviter que la situation s’installe et devienne votre lot
  • Ou encore de remonter à l’origine du problème en passant par la technique du pourquoi, toujours dans le but de traiter le déclencheur, mais en y parvenant par un autre biais.

Vous pouvez aussi, en parallèle vous retrousser les manches, poser vos agacements là où ils ont leur vraie place et passer en revue vos stocks colossaux, pour évaluer avec un pouillème plus d’objectivité l’ampleur réelle de la pénibilité relationnelle des habitants de vos bocaux.

Ca vous permettra de prendre un peu de recul et de ne pas vous laisser submerger par l’arbre qui cache la forêt.

Un peu de courage, le déstockage a alors de fortes chances de se faire en douceur et naturellement, la perception de la connerie de nos contemporains étant potentiellement bien moins sensible lorsque nous sommes en pleine possession de nos moyens. Les bocaux vont même s’ouvrir tous seuls à coup de bienveillance retrouvée.

Excès de bocaux et déstockage manuel

Si c’est durable, voire permanent, alors il est temps de vous pencher sur vos mécanismes internes et relationnels. Parce que détester tout le monde, c’est fatigant, ça nuit à la réussite de nos objectifs et on finit par se sentir très seul, à être l’unique être humain doté d’un cerveau digne de ce nom, au milieu de ces océans de connerie. Elle n’est pas fun, la vie d’un Robinson du neurone entouré de Vendredi demeurés.

La comparaison descendante à son propre avantage de façon systématique est plus l’indicateur d’un dysfonctionnement de l’estime de soi qu’un gage de supériorité.

Et cette fragilité a choisi de s’exprimer en mode indignation vertueuse et généralisée. Quoi de mieux qu’une prétendue bêtise abyssale de l’humanité entière pour entretenir cet arrangement avec soi-même, version persécuteur-victime ?

Ce cas est un peu plus délicat, car le fait qu’il soit ancré montre tout un système de convictions dans lequel l’égo tire directement sa nourriture. Le bousculer peut être plus déstabilisant. Mais en même temps, ne pas le questionner est une illusion de confort, alors mettons de côté l’auto-complaisance pour nous observer nous-mêmes avec beaucoup de bienveillance.

Après tout, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !

Mini coaching : déstockage de bocaux à C..

Bouclez vos ceintures, le voyage à la rencontre de soi-même, quand on dégaine du bocal à con plus souvent qu’à son tour, peut être un peu caillouteux…

Car voir la paille à pénibilité dans l’oeil du voisin revient souvent à ignorer avec une complaisance confortable ses propres manquements en termes de compétences relationnelles, ainsi que la taille de son égo.

Un peu de remise en question de soi, plutôt que toujours de l’autre, ça permet de sortir des jeux de pouvoir et de construire des relations plus saines. Mais je suis certaine que votre engagement dans votre développement personnel aura raison d’éventuels aveuglements.

Allons-y donc franco, et avec bienveillance :

  • Dans quelle mesure votre armoire à bocaux est-elle remplie de manière acceptable ? Excessive ?
  • Comment cet excès s’exprime-t-il ?
  • Que reprochez-vous à vos contemporains ?
  • Qu’est-ce que ça vous dit sur vous-même ?
  • Sur vos besoins à combler ?
  • Sur votre (manque de) confiance en vous ? d’affirmation de vous? de tolérance ?
  • Quels sont les bénéfices à avoir autant de bocaux ?
  • Quels sont les coûts ?
  • Sur une échelle de 1 à 10, quel est votre propre degré de pénibilité relationnelle ?
  • Comment s’exprime-t-elle ?
  • Comment y remédier ?
  • Qu’allez-vous faire pour retrouver une armoire raisonnable ?
  • Quelles ressources, quelles compétences relationnelles allez-vous développer ?
  • Quelles demandes assertives allez-vous faire ?

Sources : Sylvaine Pascual – Publié dans : Compétences relationelles

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